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GUY DAROL [rien ne te soit inconnu]

  • GUERRIER SANS POUDRE DANS LA PRESSE

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    Editions Maurice Nadeau, 2014

     

     

    Darol nous fait comprendre du dedans le grand Dehors de Mai 68. Cet événement historique, actuel et éternel, tant frelaté est ici relaté avec la force d'un mouvement qui ne dira jamais son dernier mot.

     

    Didier Bazy, La Cause Littéraire Coup de coeur 2014 

     

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    Il y eut un temps lointain où les jeunes gens proclamaient : « La poésie sera toujours armée. Le jour où elle sera réduite au silence, la société aura gagné. » C’était au début des années 1970. Les rues parisiennes bruissaient du vrombissement des Renault 16 et de la clameur des jolies filles aux doigts bagousés et qui sentaient le patchouli. L’écrivain Guy Darol en fut. Il raconte ses aventures sans l’ombre d’une dérision.

     

    Arnaud Gonzague, Le Nouvel Observateur

     

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    Guy Darol donne avec Guerrier sans poudre la version lyrique de ce qu’il vécut lorsque, tout jeune, il s’est ouvert à la poésie la plus troublante. Sur ces années d’intensité, un témoignage précieux comme une geste.

     

    Éric Dussert, Le Matricule des Anges

     

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    Guy Darol est un pur produit de la culture underground des années 70. Celle qui, née des utopies soixante-huitardes, du rêve naïf, commun à Rimbaud et à Guy Debord, de changer le monde, se perpétue, des décennies après, grâce à des  écrivains tels que lui. En d’autres termes, Guy Darol est un poète, dans le sens le plus noble du terme. Et un pur. A l’inverse de nombre de ses contemporains qui, oubliant les engouements de leur jeunesse, ont jugé plus réaliste (et plus rentable) d’intégrer la société qu’ils vilipendaient, et, si possible, d’y occuper des fonctions lucratives, il persiste et signe.

     

    Jacques Aboucaya, Le Salon Littéraire

     

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    Si l'Éducation nationale remplissait son office, elle mettrait ce Guerrier sans poudre au programme de Première avec obligation pour tous les lycéens de France de lire ce Requiem pour des poètes, qui ne seront jamais au programme, afin que chaque adolescent arpente, avant de fuir dans des paradis d'artifice, l'espace volontairement laissé à l'Underground par le Capital avant l'opération de recyclage général.

     

    Sarah Vajda, Le Salon Littéraire

     

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    Ce livre de souvenirs est comme une prophétie véritablement inspirée.

     

    Olivier Barrot, Un livre, Un jour, France 3

     

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  • OUTSIDERS DANS LA PRESSE

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    Le Castor Astral, collection "Castor Music", 2014

     

     

    La littérature rock est saturée depuis des années par les sempiternelles mêmes têtes de gondoles, à croire que soixante ans d’histoire se résumeraient aux seuls dix noms qui encombrent les étalages. On accueille donc avec soulagement et excitation ce gros livre où les Beatles, Stones, Led Zep ou Hendrix n’apparaissent qu’à la marge pour laisser place à ceux auxquels ils ont fait de l’ombre. Une plongée réjouissante et érudite dans les zones cachées de l’histoire du rock.” 

    Christophe Conte, Les Inrocks

     

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    Alors que la littérature rock se complaît de plus en plus à nous rabâcher les mérites des groupes les plus populaires, l'ex-plume de Libération ose enfin jeter un pavé dans la mare pour y nager à contre courant, direction la marge. Ce livre passionnant et d’une précision rare retrace tous ces instants de vie pour le moins acrobatiques. Le travail fourni est impressionnant.” 

    Sam Nolin, Gonzaï

     

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    Guy Darol réussit haut la main son pari un peu dingue d’écrire plus de 400 pages sur ces « héros de la malchance et du malentendu », petit peuple oublié de la musique à qui, seul, il rend ainsi un chouette hommage.” 

    Agnès Léglise, Rock & Folk

     

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    C’est en cherchant à cerner la galaxie Zappa que Guy Darol s’est aperçu qu’une ultime enquête restait à mener au royaume du rock : ses laissés-pour-compte. Il s’est lancé dans cette impressionnante croisade pour un résultat qui laisse pantois.” 

    Jean-Pierre Simard, Rolling Stone

     

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    Dans un style vif et lyrique, Guy Darol nous familiarise avec ces cœurs brûlés, de la chanteuse folk Karen Dalton, dévorée par les drogues et le sida, au guitariste Bobby Beausoleil dont le nom est aussi beau que sa vie fut tragique puisqu’il s’associa au tueur fou Charles Manson. Un hommage sentimental aux illustres disparus. 

    Stéphane Koechlin, À Nous Paris 

     

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    Hommage à ces musiciens qui n’ont pas connu la gloire qu’ils méritaient à travers près d’une centaine de biographies concises mais passionnantes.” 

    Roseline Artal, Plugged

     

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    Les outsiders du binaire vu par un poète, romancier et critique musical. Le meilleur essai jamais écrit en français sur le rock ?” 

    Joël Raffier, JunkPage

     

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    80 musiciens géniaux et fous qui n’ont jamais connu la gloire mais qui passeront peut-être à la  postérité, 80 têtes brûlées qui  sont à l’origine des grandes orientations musicales qui ont déterminé l’histoire officielle du rock.” 

    Élisabeth Tchoungui, France Culture

     

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    Psychédélisme, punk rock, rock progressif, soul music, noise, musiques cinématiques et minimalistes, gothic ou techno, rien qui échappe à ce boulimique de la contre-culture. Il en connaît les arcanes, les nuances et les héros – souvent anti-héros, du reste, tant leurs parcours erratiques peuvent se révéler pitoyables. Un livre de référence enrichi de précieuses annexes pour les amateurs. Pour les profanes, une plongée dans un univers impitoyable. Et une mine de découvertes.

    Jacques Aboucaya, Le Salon Littéraire

     

    *Si les 80 trompe-la-mort sont à recommander à des degrés divers, la prose de Darol leur assure une postérité toujours justifiée au son de genres (folk, rock, fluxus, free music, punk, no wave, performance, actionnisme…) aussi différents qu'eux.

    Guillaume Belhomme, Le Son du Grisli

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    Non, le rock n’est pas fait que de stars lumineuses traversant les décennies en rencontrant un succès constant. Il y a eu aussi de nombreux outsiders et le remarquable ouvrage de Guy Darol vient nous le rappeler.

    Raymond Sérini, Nouvelle Vague

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    Darol est un conteur, il a sa petite musique à lui et son livre mérite d’être découvert d’une traite ou en picorant façon boîte de chocolat. Et pas seulement par les mélomanes.

    Jean-Marc Grosdemouge, Lylo

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    Ces portraits n’ont rien d’anecdotiques. Ils montrent à quel point les avant-gardes artistiques sont en connivence. Il y a bien longtemps que le rock a gagné ses lettres de noblesse. Les connaisseurs le savent. Peu d’ouvrages cependant rendent un tel hommage à ceux qui restent à la lisière, au-delà de cette frontière dessinée par le projecteur.

    Olivier Bailly, L’École des Lettres

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    80 portraits de loosers magnifiques extrêmement bien écrits.

    Coup de cœur d’Adrien Toffolet, Le Mouv’

  • GUERRIER SANS POUDRE ET OUTSIDERS / CALENDRIER

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    Mardi 24 juin

    Diffusion de l'émission "Un Livre, Un Jour" (France 3) autour de Guerrier sans poudre (Editions Maurice Nadeau) à 17h20.

    Site Un Livre, Un Jour

     

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    Samedi 7 juin

    Présentation de Guerrier sans poudre et Outsiders/80 francs-tireurs du rock et de ses environs (Le Castor Astral éditeur, collection Castor Music) dans le cadre des Rencontres Musique et Littérature animées par Bernadette Bourvon au Festival Art Rock de Saint-Brieuc, dès 16h.

    Cet événement aura lieu à la Maison de l'Agglomération, rue de la Gare.

    Site Art Rock

     

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    Samedi 21 juin

    Rencontre et signature à la Librairie Dialogues (Morlaix).

    9, rue Aiguillon à Morlaix

    Tel : 02 98 15 10 60

    Site de la librairie Dialogues

     

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    Jeudi 26 juin (19h)

    Rencontre et signature à la Librairie L'Arbre à Lettres (Paris).

    2, rue Edouard-Quenu 75005

    Tel : 01 43 31 74 08

    Site de la librairie L'Arbre à Lettres

     

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    Samedi 28 juin

    Rencontre et signature à la Librairie Gwalarn

    15 rue des Chapeliers à Lannion

    Tel : 02 96 37 40 53

    Site de la librairie Gwalarn

     

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  • GUERRIER SANS POUDRE AUX EDITIONS MAURICE NADEAU

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    EN LIBRAIRIE LE 19 JUIN

    EDITIONS MAURICE NADEAU

     

     

    Dans le Paris des années 1970, Axel se souvient des promesses de Mai 68 et de ce slogan : Ce n’est qu’un début, continuons le combat. Il veut inventer de nouveaux outils pour réaliser le rêve d’une société sans classes en emboîtant le pas de guides inattendus. Suivant des phares qui ont pour nom Antonin Artaud, William Burroughs, Jean-Pierre Duprey et Pierre Guyotat, il est convaincu que la littérature est une charge d’explosifs susceptible de soulever des émeutes. La rencontre d’Échidna, une étudiante à la fac de Vincennes, apporte à ce programme une nuance lyrique. Le désir de révolution est-il soluble dans l’amour, au risque de tout perdre ? Dans ce roman d’initiation, où la quête d’un autre monde ressemble à une dérive, le véritable enjeu est d’apprendre à vivre avant que ne se referme le piège du no future. GUERRIER SANS POUDRE jette un regard rétrospectif sur le temps de la subversion où les mots que l’on s’échangeait, dans les cafés, le long des rues, incendiaient le réel avec la puissance d’un lance-flammes. C’est aussi la bande son d’une époque qui agitait les corps sur des rythmes hypnotiques.

     

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    EGALEMENT EN LIBRAIRIE, LE 19 JUIN

    OUTSIDERS/80 FRANCS-TIREURS DU ROCK ET DE SES ENVIRONS

    LE CASTOR ASTRAL

    COLLECTION "CASTOR MUSIC"

     

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    Les Outsiderssont Hasil Adkins, Willie “Loco” Alexander, Daevid Allen, GG Allin, David Arvedon, Ed Askew, Kevin Ayers, Syd Barrett, Beau, Bobby Beausoleil, BJ Snowden, Sean Bonniwell, George Brigman, Arthur Brown, Tim Buckley, Randy Burns, Joseph Byrd, Eddie Callahan, Captain Beefheart, Eugene Chadbourne, Roger Chapman, Alex Chilton, Vincent Crane, Debris, Karen Dalton, Roky Erickson, Merrell Fankhauser, Mick Farren, Luke Faust, Bill Fay, Simon Finn, Kim Fowley, Jackson C. Franck, The Godz, Nick Gravenites, Peter Grundzien, GTO’s, Bruce Haack, Bruce Hampton, Dan Hicks, Gary Higgins, Kenneth Higney, D.R. Hooker, Michael Hurley, Bobby Jameson, Jandek, Wizz Jones, Bruce Joyner, Alain Kan, The Legendary Stardust Cowboy, Jackie Leven, Lord Sutch, Albert Marcoeur, Joe Meek, Moondog, Harvey Matusow, Big Boy Pete, The Monks, R. Stevie Moore, Napoleon XIV, John Jacob Niles, Richard Pinhas, Ramon Pipin, Tom Rapp, The Residents, Stan Ridgway, Ed Sanders, Sky Saxon, The Shaggs, Skip Spence, Peter Stampfel, Vivian Stanshall, Shooby Taylor, Jan Terri, Tiny Tim, Dan Treacy, Bobb Trimble, Wild Man Fischer, Roger Wootton, Ya Ho Wha 13.

     

    CONTACT LE CASTOR ASTRAL EDITEUR

     

    Guy Darol évoquera ces deux ouvrages au FESTIVAL ART ROCK, le samedi 7 juin, à 16h,  dans le cadre des Rencontres Musique et Littérature animées par Bernadette Bourvon.

     

    FESTIVAL ART ROCK

  • OUTSIDERS | 80 FRANCS-TIREURS DU ROCK ET DE SES ENVIRONS

     

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    EN LIBRAIRIE LE 19 JUIN

    Le Castor Astral éditeur, collection Castor Music

     

     

    Les Outsiders sont Hasil Adkins, Willie “Loco” Alexander, Daevid Allen, GG Allin, David Arvedon, Ed Askew, Kevin Ayers, Syd Barrett, Beau, Bobby Beausoleil, BJ Snowden, Sean Bonniwell, George Brigman, Arthur Brown, Tim Buckley, Randy Burns, Joseph Byrd, Eddie Callahan, Captain Beefheart, Eugene Chadbourne, Roger Chapman, Alex Chilton, Vincent Crane, Debris, Karen Dalton, Roky Erickson, Merrell Fankhauser, Mick Farren, Luke Faust, Bill Fay, Simon Finn, Kim Fowley, Jackson C. Franck, The Godz, Nick Gravenites, Peter Grundzien, GTO’s, Bruce Haack, Bruce Hampton, Dan Hicks, Gary Higgins, Kenneth Higney, D.R. Hooker, Michael Hurley, Bobby Jameson, Jandek, Wizz Jones, Bruce Joyner, Alain Kan, The Legendary Stardust Cowboy, Jackie Leven, Screaming Lord Sutch, Albert Marcoeur, Joe Meek, Moondog, Harvey Matusow, Big Boy Pete, The Monks, R. Stevie Moore, Napoleon XIV, John Jacob Niles, Richard Pinhas, Ramon Pipin, Tom Rapp, The Residents, Stan Ridgway, Ed Sanders, Sky Saxon, The Shaggs, Skip Spence, Peter Stampfel, Vivian Stanshall, Shooby Taylor, Jan Terri, Tiny Tim, Dan Treacy, Bobb Trimble, Wild Man Fischer, Roger Wootton, Ya Ho Wha 13.

     

    Punk, psychédélisme, folk-rock, surf music, musique minimaliste, air guitar, death metal, gothic, noise, rock progressif, girl group sont des mots qui désignent la plupart des subcultures apparues dans la deuxième moitié du xxe siècle. Ils sont entrés dans le vocabulaire pour qualifier un style musical, une pratique ludique, une attitude et parfois une philosophie. Cette terminologie demeure vivante et les médias (presse, radio, télévision, internet) y recourent volontiers pour définir certaines tendances lorsqu’elles évoquent l’antifolk ou le mouvement néo-psychédélique. Ce langage devenu familier est profondément enraciné dans l’histoire d’une révolution contre-culturelle amorcée dans les années 1960.

    Les 80 portraits (de Hasil Adkins aux Shaggs, en passant par Tim Buckley, Captain Beefheart, Karen Dalton ou encore Sky Saxon) réunis dans cet ouvrage sont autant de figures souvent secrètes, ou qui n’ont jamais véritablement émergées, servant à retrouver l’origine d’un vocabulaire devenu banal. Car voici les pionniers occultes de genres musicaux désormais intégrés à notre connaissance de la country, du folk, de la soul et du rock.

    Certains de ces outsiders avaient brillé, et leurs noms se sont ternis au fil du temps ; d’autres ne sont jamais parvenus à conquérir un public car ils manquaient de potentiel commercial ou se souciaient de créer leur musique en se moquant des formats et des règles. Tous sont à l’origine des grandes orientations musicales qui ont déterminé l’histoire officielle de la culture pop-rock.

    Ce livre est un recueil d’histoires où la malchance, la folie, la violence et la drogue nous replongent dans le souvenir des révoltes et des illusions lyriques qui ont marqué le siècle passé. On y entend des coups de feu, des cris et des marmonnements psychotiques. Ce sont des pages où la colère, l’errance et l’hallucination rappellent des silhouettes parfois redoutables : serial killers, gourous, prophètes ésotériques …  

     

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    LE CASTOR ASTRAL EDITEUR

     

     

  • MUZIQ # 2 | EN LIBRAIRIE LE 23 JANVIER

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    Fondé en 2004, le magazine Muziq a séduit plusieurs générations de lecteurs amoureux des musiques plurielles, du rock au jazz en passant par la soul, le hard-rock, le funk, la pop et la chanson. Quatre ans après la parution de son dernier numéro en kiosque, Muziq renaît sous la forme d’un « bookzine », mi-livre, mi-magazine, entièrement consacré à la musique. Interviews fleuves, dossiers géants, discographies commentées, témoignages rares, portraits, tops imaginaires et surprises en tout genre sont de retour dans le bookzine qui aime les mêmes musiques que vous !
     
    Au sommaire de ce deuxième numéro, un dossier géant de 60 pages consacré à Led Zeppelin avec portraits et analyse en profondeur des discographies parallèles de Jimmy Page, Robert Plant, John Paul Jones et John Bonham illustrés par de nombreuses photos rares et inédites, sans oublier des témoignages exclusifs sur la première visite française du quatuor en 1969. Egalement au programme : des entretiens exclusifs avec Donovan, John Carpenter, Bernard Lavilliers et George Clinton, Bernie Worrell et Bootsy Collins au sujet de la création de l’album Mothership Connection  de Parliament, l’incroyable histoire du Studio Ferber, des essais sur Tim Buckley, Kevin Ayers, un passage en revue de la passionnante discographie de Van Morrison,  un hommage à J. J. Cale, un blind-test « mauve profond » avec Ian Paice, les compte-rendus de concerts vintage des Kinks et de John Coltrane, une tournée in situ avec Link Wray, les souvenirs du DJ-globetrotter Remy Kolpa Kopoul, mais aussi des (re)découvertes de CDs cultes, des tops imaginaires et bien d’autres surprises !
     
    164 pages, 14,99 €.

    En librairie le 23 janvier (Le Castor Astral éditeur)
     

     

     

  • ROMAIN SARNEL DEVOILE NIETZSCHE

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    Romain Sarnel


     

    En cinq déclics et autant de périodes, le philosophe Romain Sarnel balaie les contresens qui brouillent la lecture de Nietzsche à partir des traductions qui sont livrées à notre connaissance. L’auteur d’une nouvelle lecture du Prologue de Zoroastre (L’Arche Éditeur, 2000) poursuit son entreprise d’éclaircissement dans un Comprendre Nietzsche qui est à première vue un guide mais plus encore une loupe pour se défaire des notions que l’on croyait exactes (« volonté de puissance », « éternel retour du même », « surhomme »…) et qui se révèlent être des montages organisés par la sœur de Nietzsche, Elisabeth Förster, et son ancien ami Peter Gast, contrefaçons reprises sans discernement par Heidegger, Michel Foucault et Gilles Deleuze. Voici donc une révolution sémantique permettant de découvrir un autre penseur, en somme irrévélé, dont les enjeux introduisent l’énergie de la joie et de la créativité au centre d’un système résolument perspectiviste. L’ouvrage prend place dans une collection intitulée Essai Graphique, mettant ainsi en correspondance la vitaminique réflexion de Romain Sarnel avec des dessins de Naema Bellart. Dès lors Nietzsche devient visible et enfin lisible. 

     

    Guy Darol : Votre Prologue de Zoroastre, suivi de Logique de la découverte philosophique (L'Arche Éditeur, 2000), lançait une bombe dans la connaissance que nous avons, en langue française, des textes de Nietzsche. À la manière de Jacques Aubert qui initia, quatre ans plus tard, une nouvelle traduction de l'Ulysse de James Joyce, vous avez inauguré une nouvelle lecture des concepts nietzschéens en rapport avec notre époque. Ce message a-t-il été reçu et estimez-vous que le combat mérite de se poursuivre ?

    Romain Sarnel : En l'année 2000, j'ai proposé une nouvelle lecture de l'œuvre de Nietzsche à partir d'une nouvelle traduction. Le message n'a pas été entendu. Les nietzschéens et les anti-nietzschéens ont continué à utiliser la vieille terminologie du début du XXe siècle, et se sont déchirés sur la dépouille d'un Nietzsche qui n'existe pas. Nietzsche n'est pas compris parce qu'il est lu avec les lunettes de sa sœur nationaliste Elisabeth Förster qui a confectionné un pseudo-livre intitulé La Volonté de puissance que Nietzsche n'a pas écrit comme tel, et avec le regard du professeur national-socialiste Martin Heidegger qui a diffusé auprès de ses étudiants les pseudo-concepts de « Volonté de puissance » et d'« Éternel Retour du Même » que Nietzsche n'a pas conçus comme tels. Pratiquement, tous les mots traduits de Nietzsche sont faussés dans un sens négatif ou faussés dans le sens d'une idéologie contraire à sa pensée. C'est la raison pour laquelle je me suis lancé en 1999 dans l'entreprise d'une retraduction de toutes les notions importantes de Nietzsche. Chaque traduction a fait l'objet d'une découverte. Pour cela, je suis allé de découverte en découverte. J'ai retraduit la « volonté de puissance » par le désir vers la potentialité, l'« éternel retour » par le revenir perpétuel, l'« inversion de toutes les valeurs » par la réversibilité de toute valeur, le « surhomme » par le métahomme. Et j'ai retraduit, comme bipolarité du Prologue, le « déclin » par l'immersion et le « passage » par le surpassement. De plus, j'ai retraduit le nom Zarathoustra par le nom Zoroastre pour indiquer que Nietzsche fait référence au penseur perse historique et au zoroastrisme. Avec le livre Ecce homo, remanié, Elisabeth Förster-Nietzsche impose le concept d'« éternel retour », accolé à la philosophie de son frère. Et avec le livre La Volonté de puissance, fabriqué de toutes pièces, elle impose le concept de « volonté de puissance », en le montant en épingle, alors que Friedrich Nietzsche avait trouvé d'autres pistes de recherche, comme par exemple le « perspectivisme ». Ces deux concepts de « volonté de puissance » et d'« éternel retour », relayés par Heidegger, sont arrivés en France pour illustrer faussement la philosophie de Nietzsche. Après, les philosophes français ont dû se positionner par rapport à ces deux concepts, qui sont devenus illusoirement incontournables. Face à la falsification national-socialiste d'Elisabeth Förster et de Martin Heidegger, je pense qu'il faut s'en écarter radicalement. Même Deleuze, qui a tenté d'apporter un regard différent sur Nietzsche, s'est enlisé dans ces deux notions. Il a conclu le colloque Nietzsche à Royaumont en 1964 par l'intitulé « Conclusions sur la volonté de puissance et l'éternel retour ». Ces deux notions, la « volonté de puissance » et l'« éternel retour », n'apparaissent que très peu dans l'œuvre publiée de Nietzsche. La première, la « volonté de puissance », émerge dans Ainsi parla Zoroastre, elle est formée d'un double emprunt, la « volonté » est empruntée à Schopenhauer chez qui elle signifie un désir de vivre, et la « puissance » est empruntée à Spinoza chez qui elle veut dire une potentialité d'agir ; c'est la raison pour laquelle j'ai traduit cette notion par le désir vers la potentialité. Et la seconde, l'« éternel retour », se trouve dans Ecce homo, elle est empruntée à Héraclite et aux stoïciens chez qui elle correspond à un revenir des énergies de façon cyclique ; c'est pourquoi je l'ai traduite par le revenir perpétuel. La notion de « volonté de puissance », ou plus exactement de « désir vers la potentialité », est très peu reprise dans la suite de l'œuvre publiée. Et la notion d'« éternel retour », ou plus justement de « revenir perpétuel », n'est même pas mentionnée dans l'œuvre publiée du vivant de Nietzsche. Aujourd'hui, j'en arrive à penser que le terme d'« éternel retour » a été introduit dans le livre Ecce homo par la sœur de Nietzsche, Elisabeth Förster. En effet, ce livre n'a été publié qu'en 1908, après le décès de Nietzsche ; et, alors qu'il était prêt à la publication en 1888, dans l'entretemps il a été fortement élagué, mutilé, manipulé, falsifié par Elisabeth Förster-Nietzsche et par Peter Gast, l'ancien ami de Nietzsche qu'elle a mis à contribution et qui en a retiré des passages. Du fait que la falsification national-socialiste d'Elisabeth Förster et de Martin Heidegger porte sur le langage et donc sur la pensée, une retraduction du langage de Nietzsche et une redécouverte de sa pensée sont nécessaires pour avoir accès à son œuvre. Cette retraduction du langage et cette redécouverte de la pensée sont des conditions sine qua non de lecture, avant toute analyse, tout commentaire et toute interprétation. Tant que nous n'aurons pas une traduction non national-socialiste, toute analyse de l'œuvre de Nietzsche sera faussée d'avance.

     

    Lire la suite de cet entretien sur Le Salon Littéraire

     

    Romain Sarnel et Naema Bellart, Comprendre Nietzsche, Max Milo, décembre 2013, 127 pages, 12 €

     


     

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    Editions Max Milo

     

     

     

  • LE RETOUR DE MUZIQ EN LIBRAIRIE

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    En 21 numéros publiés entre novembre 2004 et juillet 2009, MUZIQ a développé un style journalistique qui enjambait toutes les barrières musicales depuis la pop jusqu'au jazz. Ce magazine diffusé en kiosques proposait de conséquents dossiers sur Prince, Meshell Ndegéocello, Stevie Wonder, Led Zeppelin, Frank Zappa, les 150 CD Soul/Funk indispensables, Deep Purple, The Who, Pink Floyd, les divas rock, soul, punk, jazz, gospel, folk, reggae, blues..., George Clinton, Police, Led Zeppelin, Fela Kuti, Serge Gainsbourg, Keziah Jones, David Bowie, le hard rock, Raphael Saadiq, Claude Nougaro, Alain Bashung ou encore James Brown. L'aventure initiée par Frédéric Goaty, directeur de la rédaction de Jazz Magazine, s'est malheureusement arrêtée au grand dam de ses lecteurs fidèles dont la curiosité ouverte à tous les genres, y compris le cinéma et la littérature, avait trouvé une rare occasion de se satisfaire.

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    Ce n'était qu'un au revoir. MUZIQ est de retour dans un nouveau format et dans les librairies. Le numéro 1 vient de paraître fort de 160 pages avec Neil Young en couverture mais aussi Billy Cobham, Rodriguez (interviewé par Muziq quatre ans plus tôt), Neal Schon, Paul McCartney, James Brown, Jef Lee Johnson et Frank Zappa dont je présente ici les racines musicales dans un très long article de 14 pages.

    C'est le premier livre-magazine entièrement dédié à la musique sous toutes ses formes. 

    Interviews géantes, dossiers, discographies commentées, témoignages rares, portraits et surprises en tout genre sont de retour.


    Au sommaire du premier numéro :


    • Un important dossier consacré à NEIL YOUNG à la veille de sa première tournée française depuis 2001.
    • Un retour sur les racines musicales de FRANK ZAPPA.
    • Un focus sur les chansons méconnues de PAUL MCCARTNEY.
    • Des interviews de BOBBY WOMACK, SLY & ROBBIE.
    • Des blindtests de JULES-ÉDOUARD MOUSTIC et ALAIN DE GREEF.
    • Un retour sur les grandes heures de l’acid jazz.
    • Des stories d’albums cultes (Come Taste The Band de DEEP PURPLE).
    • Des portraits « fil rouge » de JOHN MCLAUGHLIN, TERRY BOZZIO, NEAL SCHON, ARTHUR LEE.
    • Des analyses discographiques, des compilations imaginaires, etc.

    Edité par Le Castor Astral, Muziq sera présenté à La Bellevilloise le mercredi 29 mai, à 20 h. Une soirée placée sous le signe de Neil Young. Entrée Libre.

    MUZIQ 

    LE CASTOR ASTRAL éditeur et JAZZ MAGAZINE

    160 pages, 15 €

    Soirée de lancement

    LA BELLEVILLOISE

    19-21 rue Boyer 75020 Paris

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  • LIRE LA MUSIQUE 20

    Entre 2009 et 2012, Lire la musique, ma chronique (transverse) fut publiée dans Le Magazine des Livres aujourd'hui disparu. En voici le feuilleton complet.

     

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    SACRÉS SOMMETS

     

    Dans une lettre à Raymond Christoflour du 24 février 1940, René Daumal évoquait le chantier qu’il avait ouvert quelques mois plus tôt. « Après avoir décrit un monde chaotique, larvaire, illusoire, je me suis engagé à parler maintenant de l’existence d’un autre monde, plus réel, plus cohérent, où existent du bien, du beau, du vrai. » Ce bien, ce beau, ce vrai, René Daumal les conjugua dans ce qu’il avait nommé un « roman d’aventures ». Le Mont Analogue, publié en 1952, est « la montagne symbolique qui est la voie unissant le Ciel à la Terre. » Roman inachevé mais rigoureusement planifié : on n’aborde pas le sommet du sacré en suivant un chemin de hasard. Pour René Daumal, en effet, il s’agissait de rendre à la montagne sa puissance magique. Elle est la pente qui mène au réel. Elle est l’expérience qui rend vivifiant l’invisible.

     

    « Et vous, que cherchez-vous ? » Cette question était le titre du dernier chapitre que René Daumal ne put écrire. Le Mont Analogue est le récit d’une expédition qui cherche. Non pas des réponses mais le sens ultime au trajet éphémère de nos pas dans la neige. Nous passons et René Daumal s’interroge. Il existe probablement une porte quelque part. Il serait faux de croire que nous n’allons nulle part. D’où l’aventure du Mont Analogue qui est une ascension complexe et partagée. Beaucoup ont cherché, à partir de ce livre, avec les yeux ou avec les oreilles. Pour les yeux, Luc Moullet (exceptionnel réalisateur d’Anatomie d’un rapport) tenta, en vain, de mettre en images le roman d’aventures. Alejandro Jodorowsky en fit son chef-d’œuvre filmique et cela donna La Montagne Sacrée. Pour nos oreilles, le compositeur John Zorn vient d’atteindre le meilleur de son art. Son Mount Analogue est une translation sonore de haut vol. Un parcours palpitant. Une traversée de la vie vers plus de réel. L’émotion vient d’emblée et, comment le dire autrement, elle tombe du ciel. Avec les notes de Cyro Baptista, de Shanir Ezra Blumenkranz, de Tim Keiper, de Brian Marsella et de Kenny Wollesen, voix de haute altitude, instrumentistes ayant rejoint Daumal sur la cime où le Ciel est une Terre. John Zorn qui ne possède pas que le bon sens mais tous les sens susceptibles de faire advenir la magie s’est entouré des plus fins arpenteurs pour escalader l’œuvre ultime de René Daumal. L’invisible, croyez-moi, devient visible.

     

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    John Zorn abolit l’inquiétude. Jimi Hendrix ouvre l’espace à des couleurs qui appartiennent à d’impossibles palettes. Ces couleurs, Franck Médioni les a minutieusement regardées. Il nous les place devant les yeux. Sa biographie du guitariste de l’expérience fondamentale (expression chère à René Daumal) élucide bien des points. Elle jette ses feux sur le mystère de l’électricité. Elle auréole d’évidences l’attrait de cet esprit vibrant pour les lumières lointaines. Elle explique le goût du feu et la danse des flammes. Franck Médioni qui connaît la musique et ses profondeurs célestes montre avec bien des preuves que la montée progressive de Jimi Hendrix vers le jazz était l’escalade nécessaire vers l’apogée où rien ne ment. Un grand livre.

     

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    La musique atteint des sommets que nos jambes de laine ne toucheront jamais. Nous essayons, mais ce n’est pas une affaire de sport. John Coltrane s’y consacra et Zéno Bianu le sait. Il le sait avec tout son corps qui n’est pas fait que de cinq sens. Et c’est cette connaissance suprême, mais oui, qui nous fait gagner en hauteur A Love Supreme et son auteur dédié à « l’invisible sur le fil du rasoir ».  Dans sa préface, Yves Buin est clair. Coltrane fut « l’irrigateur transcendantal des sensibilités contemporaines ». Jazz et poésie vont ensemble comme deux corps célestes amoureux. À la vie, à la mort Zéno Bianu élève John Coltrane au sommet des grandes questions. Essentiel. Guy Darol

     

    MOUNT ANALOGUE, John Zorn, Tzadik/Orkhêstra International.

    JIMI HENDRIX, Franck Médioni, Éditions Gallimard, Collection Folio/Biographies, 390 p., 8,40 €

    JOHN COLTRANE (MÉDITATION), Zéno Bianu, Éditions Le Castor Astral, 120 p., 12 €

     

     

     

     

  • LIRE LA MUSIQUE 19

    Entre 2009 et 2012, Lire la musique, ma chronique (transverse) fut publiée dans Le Magazine des Livres aujourd'hui disparu. En voici le feuilleton complet.


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    LES NEUF DÉCENNIES DU FOLK

     

    Philippe Robert et Bruno Meillier sont deux vigies des océans de musique. Le premier est l’auteur de nombreuses sommes ouvrant des voies depuis les rivages buissonneux de la pop et du rock vers des trésors souvent oubliés. Le second fut le saxophone du groupe Etron Fou Leloublan. Il est l’organisateur-programmateur du festival Musiques Innovatrices à Saint-Étienne et le label-manager de la structure de distribution Orkhêstra International qui est l’une des sources les plus sûres pour qui cherche à s’abreuver en raretés (jazz, rock, musiques savantes, traditionnelles, improvisées). À eux deux, ils sont capables de déplacer des montagnes, notamment celles qui résultent de l’accumulation des poussières recouvrant les zones de la vraie musique.

    Ils viennent de tracer la seule route qu’il convient de suivre pour découvrir le vaste palais du folk, un monument dont les premières pierres furent posées en 1927. Tel un parcours chronologique, Folk & Renouveau, déroule, année après année, l’histoire d’un mouvement issu de la rencontre des sea shanties, des chants indiens et des cantiques de la tradition méthodiste évangélisatrice. Une pâte musicale chansonnée par les fermiers US qui deviendra une multitude de façons dont les artisans se nomment Woody Guthrie, Joan Baez, Bob Dylan, Buffy Sainte-Marie ou encore Bert Jansch. Ceci n’est pas un panorama, nous disent Philippe Robert et Bruno Meillier, en s’excusant de ne pas être exhaustifs. Certes, il faudrait bien des volumes pour couvrir toutes les pages de la folk music. Tout de même, voici quelque chose de suffisamment grand pour connaître le mouvement sous tous ses aspects à partir de la famille chantante des Carter jusqu’aux perpétuateurs, de Joanna Newsom à Simon Finn qui vient de faire paraître un nouveau disque, Through Stones (Ten To One/Orkhêstra International). Les Lillois auront la chance de pouvoir l’entendre à La Malterie (42 rue Kuhlman), le 22 février.


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    Parmi les quelques cent soixante noms cités dans ce livre, il en est un que nous aimons particulièrement. Michael Hurley, né en 1941 à Bucks County (Pennsylvanie), est un homme de la route de l’école Kerouac. Il a dix-sept ans lorsqu’il entreprend sa dérive à travers l’Amérique. En 1964, il est signé sur le label Folkways (celui-là même qui précisa les carrières de Pete Seeger, de Woody Guthrie et de Dock Boggs). La légende veut que First Songs fut enregistré sur un magnétophone à cassettes ayant appartenu à Leadbelly, figure à rixe du temple folk. La vérité veut que Michael Hurley fit débouler le folk dans la musique psychédélique. D’où le mirobolifique Have Moicy ! (1976) réunissant un héroïque buveur de bière et les Unholy Modal Rounders de Peter Stampfel. Écoutez "Fooey Fooey", cet hymne country qui mêle le sentiment à la farce des dériseurs sensés. Et lisez Paroles des chansons de Michael Hurley, un tour de force de traduction réalisé par Marie Frankland précédé d’un éloge du rock critic Byron Coley. Qu’est-ce que ces chansons ? Un déversement d’images loufdingues accompagnant la dérive, une suite de signaux sur le bord de la route : hiboux, loups-garous, anges déchus, pourceaux oubliés, homme vert pâle, flammes dans le prisme du Knockando, bière grasse, revenant mort, vaisselle empilée et désespoir. Une allégorie d’humour fuligineux. Dans ce magnifique livre cousu main, Michael Hurley a calligraphié dix-neuf de ses chansons. Il y avait Arthur Cravan dans l’Anthologie de l’humour noir établie par André Breton (cette Bible du meilleur des mondes !). Le pape noir n’y aurait-il pas insinué Michael Hurley, poète et dessinateur extravagant ? Je me demande. Je le crois. Guy Darol

     

    FOLK & RENOUVEAU

    UNE BALADE ANGLO-SAXONNE

    Philippe Robert et Bruno Meillier

    Éditions Le Mot et le Reste

    360 p., 23 €

     

    PAROLES DES CHANSONS DE MICHAEL HURLEY

    Bilingue, traduction de Marie Frankland

    Éditions L’Oie de Cravan

    48 p., 14 €