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  • PHIL DUBOIS EVOQUE THEO LESOUALC'H

     

     

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    Théo Lesoualc'h faisait partie des poètes essentiels de la Beat Generation en France qui, rappelons-le, fut OCCULTEE. Je vous invite à venir en lire un résumé historique sous forme d'un article intitulé : LA BEAT-GENERATION EN FRANCE (1967) HISTOIRE OCCULTEE (catégorie: Histoire), en 7 chapitres, sur mon blog "TumTumBlog" (20minutes.fr). Son roman, La vie vite, fut en synchronicité avec Sur la route de Jack Kerouac. Outre sa participation à la revue MAI HORS SAISON de mon ami Guy Benoit, il collabora aussi à REVOLUTION INTERIEURE reprise en mains par Daniel Giraud, et je me souviens qu'il m'avait envoyé un texte pour le numéro "zéro" dont je fus l'initiateur (tiré sur stencils). Le petit cahier Paroles d'avant l'aube est un recueil de gemmes extirpées en pure connaissance du matin, véritable diamant de poétique vivante. Dans son texte Théâtre de l'invasion. Le présent total (publié par Révolution intérieure) il écrit : "Le présent est pour moi la seule réalité. Contre cette civilisation utopique du béton et de l'électronique. Contre l'homme-colonisateur né avec l'impérialisme romain, il y a deux mille ans. Contre une planification muette vouée à la lâcheté humaine et contre-Nature". Dans ce texte, il évoque, plus loin, "un trouble fondamental de l'Etre qui est celui des âges les plus reculés des mythes. Que la vanité primaire de notre civilisation aliénante et comprimée par son malaise ne peut réduire, malgré toutes les répressions, car ce trouble émane des profondeurs les plus souterraines de l'humain. C'est le même trouble qu'expriment les bas-reliefs maya, les rituels chamaniques. Ce même trouble qu'Artaud décodait dans les envoûtements de la danse balinaise et qui ressurgit aujourd'hui dans toute une expression nouvelle qui échappe à la culture officielle, comme les poèmes de Ginsberg, les récits de Burroughs, la musique de Jimi Hendrix, etc...".

    Le "grand frère" Théo n'est plus ; il EST, à jamais. Phil Dubois

  • JEROEN DE KONING EVOQUE THEO LESOUALC'H

     

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    José Chapalain nous communique ce témoignage de Jeroen De Koning :

    "Je suis hollandais et habite à Rousson. Mon voisin, monsieur Alain Bellandi a raconté du décès de Théo la semaine passé.
    Alain Bellandi est maçon et travaille pendant tois ans ( une rénovation en mas ) à Mas de Font de la Rouve. C'est un hameau près le Mas Brulé ou Théo vivait.
    Il etait un grand ami de Théo et visitait Théo frequemment.
    Au début du mois de décembre, il visitait avec un copain le mas Brulé et trouvait-là Théo non vivant.
    Monsieur Bellandi peut raconter beaucoup de choses a vous de Théo. Il n'a  pas un ordinateur. Alors à vous à contacter Monsieur Bellandi par téléphone.
    Je dis ce soir à lui que j'ai vous contacté.
    C'est bizarre qu'il avait raconté à moi du décès d'un ami / poète Théo/ autrefois un joueur de mime très connu quelques jours passés et j'étais curieux et trouvait par www.google.com une denomination à www.guydarol.com et votre website personnalisé.

    Je vais contacter Alain Bellandi dont il m'a donné les coordonnées téléphoniques, et je viens d'acheter en ligne la carte IGN du Gard secteur Alès afin de bien locailser le lieu le mas Brulé. "

  • LAURENT TAILHADE ❘ AU PAYS DU MUFLE

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    Alors que les éditions Cynthia 3000 signalent, sur leur site, la publication de Triling, le polyglotte ouvrage de Jean-René Lassalle ouvrant de nouveau l'horizon à l'aventure des langues, dans la poursuite et la relance d'Ezra Pound et de James Joyce, nous apprenons, comme une double surprise, que l'audacieuse, l'entreprenante maison tenue par Céline Brun-Picard et Grégory Haleux mijote la sortie du plus explosif des livres de Laurent Tailhade, le très philippique Au pays du mufle.

    En voici l'annonce :

    Au pays du mufle, de Laurent Tailhade
    Edition revue, augmentée et annotée par Gilles Picq. Entre 1884 et 1894, Laurent Tailhade publia , dans de jeunes revues telles que le Décadent, Lutèce et le Mercure de France, des ballades et quatorzains s'en prenant férocement à ses contemporains, de l'homme de la rue au gendelettre. Ces poèmes aux «vers solides et de pur métal, à la fois sonore et précieux», sont, comme l'exprime Armand Silvestre dans sa préface à leur première édition en recueil, d'une «acuité d'ironie qui ne me semble jamais avoir été atteinte avant lui.»
    Notre réédition d'Au pays du mufle, conçue à partir de celle de 1894, comprend de nombreux inédits et autres poèmes délaissés dans des revues oubliées. Elle intègre également les variantes de l'édition originale de 1891 autant que de l'ultime version de 1920. Le tout est savamment commenté par Gille Picq, le biographe de Laurent Tailhade.

    VOIR BIBLIOGRAPHIE DE LAURENT TAILHADE

    VOIR SITE DES EDITIONS CYNTHIA 3000

     

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    Laurent Tailhade

     

     

     

  • JEAN-MARC DONNAT EVOQUE THEO LESOUALC'H

     

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    Il y a quelques jours, le 28 novembre, j'ai eu l'occasion de me libérer un peu d'un poids de tristesse au travers de ces quelques mots : Théo est mort... C'était un homme de 78 ans, malgré son âge le terme de vieux ne lui convenait pas, bien droit, bien mince, ses cheveux longs jusqu'au milieu du dos. Il allait de son pas d'ermite et il me fascinait. Il me parlait de gens, de pays, de temps que je n'ai pas connu mais qui font rêver: Bombay, le mime Marceau, Colombo, Tokyo, Yoko Ono, Mishima ... Avec Alain, nous allions le voir, nous parlions des heures, il nous racontait sa vie ses voyages en auto stop, la Turquie, l'Iran, la Suède, l'Italie... Il avait écrit des livres, il nous les montrait. Ses éditeurs étaient Jean-Jacques Pauvert, Christian Bourgeois... Son nom : Théo le Soualc'h, né en 1930 à Paris, mort le 28 Novembre 2008, aux environs de 10 heures du matin au mas brûlé, Font de Rouve 30340 ROUSSON.

    Google connait bien Théo, écrivain underground des années 60. Il n'aimait pas beaucoup Jack Kerouac, son presque exact contemporain, son alter égo du nouveau monde. Il le trouvait larmoyant, en appelant à sa mère toutes les trois pages de ses livres. Voilà l'homme un peu situé. Son univers c'était les voyages, la littérature, le théâtre d'avant garde (ah! les happening de Yoko Ono!). Nous avions le sentiment de connaître quelqu'un pour le moins spécial.

    Théo est mort, je le sais bien, parce qu'Alain et moi, nous l'avons trouvé tout à l'heure au milieu de ses chats. Froid. Étendu par terre, le feu encore tiède dans sa cheminée, le thé pas bu sur sa minuscule table de travail. Il avait finalement l'air beaucoup plus paisible que les masques crispés qu'il fabriquait. Belle mort sans souffrance, sans avoir conscience de l'arrivée de la faucheuse. Le SAMU appelé, nous cherchons des traces de la nièce qu'il avait évoqué. Carnet d'adresse. L'abécédaire de Théo était sinon extraordinaire, au moins "relevé", pour lui c'était A comme Alfredo Arias, L comme Jorge Lavelli, S comme Barbet Schroeder... Je n'ai retenu que ceux-là et je suis sûr d'en avoir manqué et des meilleurs, suite à mon inculture chronique. Entre-temps, les gendarmes sont arrivés, un médecin est en route, le Maire vient voir... Nous pouvons partir, un dernier tour dans le jardin fantastique du mas brûlé... Les murs deviennent sculptures, la serre à la forme d'un œuf. Beau.

    Une dernière anecdote : Milieu des années cinquante Bangkok, Théo rencontre une jeune femme (pré)nommée Marayat. Ils passent du bon temps sous l'oeil complaisant du mari... Glauque oui, mais quelques mois plus tard sort un livre et dix ans plus tard, un film, ce sera Emmanuelle de Just Jaeckin. Leur histoire. Le mari, attaché d'ambassade est connu, sinon reconnu, dans le monde littéraire sous le nom d'Emmanuelle Arsan. Sacré Théo ! J'aurais tant aimé parler encore et encore avec toi, par exemple du Leaving Theatre que tu connaissais si bien (ta bibliothèque me l'a dit). Mais tu as bien fait de mourir ainsi, je ne te voyais pas en maison de retraite et là, je sais de quoi je parle. Jean-Marc Donnat

  • LUNA PARK ❘ ANTONIN ARTAUD

     

     

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    Marc Dachy nous écrit :

    Où en est la revue « Luna-Park » face aux poursuites intentées contre elle par un ayant-droit d’Antonin Artaud ?

     

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    En janvier 2003, le premier numéro de la nouvelle série de la revue « Luna-Park » publie un texte inédit d’Antonin Artaud, « Le corps humain », qui lui a été confié par Paule Thévenin, éditrice des œuvres d’Artaud chez Gallimard.

    Après un échange de correspondances entre M. Marc Dachy et l’ayant-droit, le 17 septembre 2004 est signifiée à Luna-Park ainsi qu’au directeur de publication une assignation à comparaître devant le Tribunal de Grande Instance de Paris.

    L’ayant-droit demande au tribunal de déclarer « Luna-Park » et M. Marc Dachy coupables de contrefaçon ; leur interdire de reproduire « Le corps humain » sous astreinte de 500 € par infraction constatée ; de confisquer le texte « Le corps humain » ; les condamner à payer 20.000 € de dommages et intérêts au titre du préjudice patrimonial ; les condamner à payer 20.000 € de dommages et intérêts au titre du préjudice moral ; ordonner la publication du jugement ; ordonner l’exécution provisoire ; les condamner à payer une somme de 5.000 € au titre de l’article 700 du Code de procédure civile ; les condamner aux dépens (soit au minimum 45.000 €).

    Le 25 avril 2007, la troisième chambre, troisième section du Tribunal de grande instance de Paris juge que « la masse contrefaisante étant limitée, la somme de 1.000 € réparera ce préjudice patrimonial ; que, l’œuvre litigieuse n’ayant pas été divulguée auparavant, l’appelante a violé le droit moral de l’intimé ; que la somme de 3.000 € réparera ce premier préjudice moral ; que, l’œuvre litigieuse étant difficile à déchiffrer, l’appelante a porté atteinte à son intégrité ; que la somme de 3.000 € réparera ce second préjudice moral ; qu’il y a lieu d’ordonner l’exécution provisoire ; que, en sus des dépens, 3.500 € devront être versés à M. Serge Malausséna au titre de l’article 700 du Code de procédure civile (soit un total de 10.500 euros).

    Devant ce résultat qui met en péril une modeste unité d’édition, M. Marc Dachy, président du conseil d’administration de l’association, confie le dossier à Maître David Lefranc, avocat spécialisé en propriété intellectuelle.

    L’association Luna-Park Transédition interjette appel de cette décision le 10 octobre 2007 par ministère d’avoué. Le 6 février 2008, Maître Lefranc dépose de premières  conclusions au soutien de son appel. Le 2 mai 2008, M. Serge Malausséna y répond. Le 21 octobre 2008, Maître Lefranc prend de nouvelles écritures au soutien de la revue « Luna-Park ». Celles-ci comportent soixante-treize pages augmentées de nombreuses pièces justificatives et un choix parmi les témoignages de sympathie spontanés significatifs adressés à la revue.

    L’affaire pourrait être plaidée courant mars 2009 devant la  Cour d’appel de Paris.

     

  • CLAUDE TARNAUD

     





    Exposition 
    Claude Tarnaud
    « Donc, te voilà nyctalope ! » 
    peintures, sculptures, manuscrits


    Claude Tarnaud (1922 Maison-Lafitte – 1991 Avignon)
    Poète surréaliste de la deuxième génération

    ELEMENTS DE CHRONOLOGIE

    Fondateur, avec Yves Bonnefoy, du groupuscule "La Révolution la Nuit" ; 
    rejoint en 1947 André Breton ; 
    participe à l'Exposition Internationale du Surréalisme et à la rédaction de "NEON" ; 
    rencontre Victor Brauner, Stanislas Rodanski, Alain Jouffroy et Sarane Alexandrian, 
    rompt avec André Breton fin 1948. 
    À partir de 1951, dans le cadre de ses activités comme traducteur pour le Bureau International de Travail et pour ONU, il vit à Genève, Mogadiscio (Somalie), New York et encore Genève. 
    À New York, il organise en 1961, avec Marcel Duchamp, l'Exposition Surréaliste : " Le Domaine Des Enchanteurs ". 
    En 1964 il fait la connaissance et se lie d’amitié avec Julio Cortazar. Fait la rencontre déterminante de Jacques Lacomblez la même année. Un an plus tard, avec Jean Thiercelin, ils forment un groupe "d'inséparables". 
    En 1969 il s’installe à Apt (Vaucluse). Il y exécute de nombreuses œuvres, plâtres "greffés", objets, collages, dessins, cire ou bougie, encre de Chine ou brou de noix.

    FRAGMENTS DE BIBLIOGRAPHIE

    · 1952, première publication : " The White Clad Gambler Le joueur Blancvêtu ou les Ecrits et les Gestes de H. de Salignac ", illustré par Henriette de Champrel (Gibbsy, son épouse) ;

    · autres publications principales :

    o La Forme réfléchie, Le Soleil Noir, 1954, L’Ecart Absolu, 2000 ;

    o L’Aventure de la Marie-Jeanne ou Le Journal indien publié à compte d’auteur en 1967, réédition L’Ecart Absolu 2000 ;

    o DE, L’Ecart Absolu, 2003

    +++

    « Rien
    l’indifférence à l’état second
    le rêve en orgasme dans les gestes les plus simples
    et le gant jeté aux portes de la ville » 
    C.T. (au crayon sur bout de papier)

    +++

    Galerie nuitdencre 64 - 64 rue jean pierre timbaud - 75011 paris
    du 19 décembre 2008 au 10 février 2009
    ouvert du lundi au vendredi de 11h à 18h
    samedi sur rendez-vous


    vernissage le vendredi 19 décembre de 19h à 22h 

    VOIR LE SITE DE CLAUDE TARNAUD

     

  • LE MAGAZINE DES LIVRES ❘ LIRE LA MUSIQUE

     

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    Après avoir été publiée dans La Presse Littéraire, Lire la musique, ma chronique dédiée à la littérature des gestes musicaux, rejoint les pages du Magazine des Livres.

    Dans le numéro de décembre, composé de plusieurs dossiers et entretiens considérables (parmi lesquels Le Clézio, Françoise Sagan, Frédéric Vitoux, Patrick Girard, Floc'h, les 100 livres d'une vie...), j'ai porté l'attention sur le Paris, Laboratoire des avant-gardes de Michel Giroud, Dave Grohl est l'homme de ma vie de Clarisse Mérigeot et le dernier volume de l'Anthologie sonore de l'avant-garde en Belgique 1917-1918.

     

    Voir le site du Magazine des Livres

    Voir les collaborateurs du Magazine des Livres

    LE MAGAZINE DES LIVRES n°13, décembre 2008-janvier 2009, actuellement dans les kiosques

     

  • L'UNDERGROUND EN FRANCE

     

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    Eric Deshayes a publié Au-delà du rock, la vague planante, électronique et expérimentale allemande des années soixante-dix (Editions Le Mot et le Reste). Il est l'oeil et l'oreille du site internet NéosphèresDominique Grimaud est le fondateur des groupes Camizole et Vidéo-Aventures. Il dirige également Les Zut-O-Pistes, une collection discographique dédiée à l'édition d'archives musicales. Ce sont deux fins connaisseurs des marges. Ils possèdent la lumière franche pour cheminer dans les sous-sols des années 1960-70.

    On y découvre évidemment une mine. Tout le déversement rabelaisien free qui ne doit rien à la pop Angle et US est ici pointilleusement relevé. Et l'on est fort content de lire des pages entières consacrées à Red Noise, Lard Free, Barricade, Dagon, Ame Son, Komintern, Crium Delirium, Etron Fou Leloublan ou encore Métal Urbain. On se sent soulevé d'aise (car nous étions les spectateurs de leurs débuts) à l'évocation de noms tels que Albert Marcoeur ou Catherine Ribeiro. Leur hommage rendu à Colette Magny ne peut qu'ensoleiller l'hiver. Et l'histoire de Jac Berrocal, de Pierre Bastien, de Jacques Thollot nous console des longs silences autour de ces hautes figures.

    Le livre est considérable et pour tout dire indispensable tant les traces sont maigres sur cette période de la vie musicale. Fort heureusement, nous pouvons consulter la collection complète d'Actuel, les livraisons du Parapluie et quelques numéros du Tréponème Bleu Pâle, du Citron Hallucinogène et autres fanzines versicolores des temps rebelles et lysergiques. C'est le privilège des conservateurs d'étoupilles.

    Il ne manque plus (quel beau livre cela ferait !) que L'UNDERGROUND POETIC EN FRANCE, un guide rétrospectif où l'on retrouverait contée l'histoire du Quetton, de Starscrewer, du Manifeste Electrique, des éditions du Soleil Noir, toutes ces pages désintégrées publiées à contre-courant du spectacle intégré.

    Léon Cobra a saisi l'urgence sur son site en psychérama. Un visite s'impose.

    En attendant ce qui serait un déluge, prenez cette leçon de mémoire !

    L'UNDERGROUND MUSICAL EN FRANCE

    Editions Le Mot et le Reste

    325 pages, 23 euros

  • THEO LESOUALC'H EST ❘ THEO LESOUALC'H N'EST PLUS

     

     

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    La continuité beat, l'esprit de mai, on peut voir le lasso et sentir le souffle dans des revues telles que Mai Hors Saison ou Bunker. Collectifs de vies vraies, de rêves exacts jamais altérés par l'élan de la machine et son progrès cumulatif.

    Ailleurs se trouvent Guy Benoit, José Galdo, Daniel Giraud, Frédéric Parcheminier.

    Ailleurs étaient André Laude, Dominique Labarrière.

    Ailleurs est Théo Lesoualc'h qui n'est plus.

    Théo Lesoualc'h est poète au vaste sens du mot. Il vit ainsi et meurt en laissant derrière lui une dépêche de papier résumant son parcours. Après avoir lu la dépêche de l'ABP, merci de laisser vos commentaires.

    Recomposons ensemble la trajectoire des livres. Dessinons, autant que possible, la bibliographie de Théo.

    BIBLIOGRAPHIE (A COMPLETER) DE THEO LESOUALC'H

    La peinture japonaise, Histoire générale de la peinture n° 25, Rencontre, 1967

    Erotique du Japon, Bibliothèque Internationale d'érotologie n° 19, Jean-Jacques Pauvert, 1968

    La vie vite, Denoël/Les Lettres Nouvelles, 1971

    Klin, Feuillets mobiles avec Viswanadhan, 1971

    Phosphènes, Denoël, 1972

    Marayat, Denoël, 1973

    Oui Poisson Lune, Christian Bourgois, 1976

    Les rizières du théâtre japonais, Denoël, 1978

    Erotique du Japon, Henri Veyrier, 1978

    Fleurs et Chants de la volupté (avec Edmond de Goncourt), Famot, 1981

    Premier geste d'avant l'aube, Mai Hors Saison, 1982

    Anata daré ? Retour au Japon dix ans après, Maurice Nadeau, 1982

    L'homme clandestin, L'Instant, 1988

    La porte de papier, EST/Samuel Tastet éditeur, 1988

    Visage dévisage, une gravure originale en tondo, Nitabah, 2001

     

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    Au sujet de La vie vite :

    LE MASQUE ET LA PLUME, Emission du 16 janvier 1972

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    Théo Lesoualc'h

    UN TEMOIGNAGE DE JOSE CHAPALAIN/MERCREDI 10 DECEMBRE

     

    Bonjour
    J'ai appris par un de ses éditeurs, Michel Nitabah, la mort de Théo alors que j'entreprenais des recherches sur ce qu'il était devenu et pour reconstituer son histoire. Théo était un cousin proche que j'ai connu avant qu'il ne quitte la Bretagne.
    Son père, Joseph, était mon parrain marié à une demi-soeur de mon  père et un ami proche de mes parents qui était présent à mon  mariage. Théo était sur la photo de mariage de mes parents et je dois avoir quelques photos de lui dans mes albums que je vais  rassembler.
    J'ai également commencé à reconstituer sa bibliographie et son histoire que j'ajouterai sur mon site perso dédié à  ma généalogie où figure Théo, et à l'histoire de Douarnenez.
    Je ne sais pas s'il s'était marié et s'il avait eu des enfants. Cela me ferait très plaisir d'entrer en contact avec quelqu'un qui l'a récemment rencontré.
    Pas réussi à voir la fin de l'article où Théo parle de son père Joseph (mon parrain était maréchal logis chef dans la gendarmerie) qui était sévère. Je suis un peu intrigué. C'est sans  doute pour cela qu'il n'est jamais revenu à Douarnenez. Peut- être son père n'avait pas bien admis sa carrière et destinée d'artiste ? Pas forcément facile à cette époque pour un maréchal logis chef dans la gendarmerie.
    Cordialement,
    José Chapalain
    _________________
    SAMEDI 14 DECEMBRE

    Bonjour

    J'ai eu au téléphone Michèle Benoit qui avec Guy Benoit ont publié dans leur revue Mai Hors Saison n° 15, sans doute le dernier témoignage de Théo qu'ils ont bien connu et apprécié.
    Un petit rectificatif à mon mail précédent : Michèle Benoit m'a indiqué que Théo était resté en contact avec sa famille de Douarnenez et était revenu en Bretagne pour le décès de son père Joseph (le 21/01/1981) et celui de sa soeur Françoise (le 13/06/2004).
    Je reprendrai contact comme convenu avec Michèle Benoit quand j'aurai lu les 13 livres de Théo que je viens d'acheter sur internet ainsi que la revue Mai Hors Saison" n° 15.
    Quand j'aurai réalisé sur mon site une rubrique sur Théo pour rendre hommage à un cousin perdu de vue et retrouvé trop tard pour apprendre sa mort je vous en indiquerais le lien. José Chapalain

    agencebretagnepresse.com

     


    Disparition de Théo Lesoualc'h

    Douarnenez 5/12/08 22:17 par ABP

     

    On vient d'apprendre la mort, il y a une semaine, de Théo Lesoualc'h qui, selon sa volonté, a été incinéré dans le Gard mercredi dernier.

    Né à Paris, dans le XIIIe arrondissement, le 11 mai 1930, il était né de parents bretons (Lezoualc'h), tous deux originaires de Douarnenez et il était revenu chaque été en vacances à Douarnenez au cours de sa jeunesse. Du fait de la guerre, il y avait aussi passé la plus grande partie de l'année 1940.

    Théo Lesoualc'h avait arrêté ses études un niveau du BEPC et avait ensuite poursuivi un apprentissage dans le domaine du staff, puis suivi des cours de sculpture. Il avait fait son service militaire en Algérie, puis était parti, sac à dos, à la découverte de l'Italie qu'il avait parcourue du sud au nord. Il était ensuite revenu à Paris pour suivre des cours de mime, un art qui allait lui permettre de parcourir de nombreux pays du monde en établissant partout des relations avec le monde de la scène et du théâtre de rue.

    En 1955, il allait partir ainsi en voyage, donnant des cours de mime et montant une pièce de sa composition avec des acteurs marocains. Parti ensuite en auto-stop vers l'Asie, il allait pendant cinq ans parcourir la Grèce, la Turquie, l'Iran, l'Inde, Ceylan, la Thaïlande, le Cambodge et Hong-Kong, jouant son mime et enseignant dans diverses écoles de théâtre. Il allait ensuite séjourner pendant cinq ans au Japon, y donnant encore des cours de mime et participant à des expériences de théâtre avec des acteurs japonais. Passionné de photographie, il avait aussi étudié l'histoire du théâtre japonais et ses origines...

    En 1967, il avait publié un livre sur "La peinture japonaise" et, en 1968, un autre intitulé "Érotique du Japon" qui devait être réédité en 1978 et en 1987. En 1969, Théo Lesoualc'h était venu jeter l'ancre dans les Cévennes. Il habitait au Mas Brûlé, à la Font de Rouve, près de Rousson, non loin d'Alès, dans le Gard.

    Théo Lesoualc'h, Breton grand voyageur, était aussi essayiste, poète et romancier et il a laissé une œuvre originale, riche et variée.