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Il faut des cures de Grand Wazoo (Ryko, 1972) pour amadouer, dans la liesse, les instants de karma que furent ma vie avec Michel Duprey (1953-1982) et Michel Champendal (1954-2009), deux aminches chers, deux camaros trop vite happés par la faulx. Pas un jour sans le manque.
Pour adoucir le manque, The Grand Wazoo est le meilleur véhicule, un transport qui m'emmène au temps des écoutes ludico-savantes, sapiento-déconnantes, temps sacré qui se perd désormais dans le grand rétroviseur.
En 1995, Michel Champendal publiait ses Mémoires, ses étranges Mémoires intitulés A Guy Darol, en souvenir du futur. C'est dire quel lien spatio-temporel nous unissait. Dans ce petit livre à le couverture bleu ciel, l'aminche des dérives diurnes-nocturnes exposait ses facettes, ses tours d'écriture, ses goûts pour Louis Lecoin, Emma Goldman, Gaston Criel, Alphonse Boudard, Erik Satie, Julien Blanc, Georges Brassens, Frank Zappa, Gustave Flaubert, Sébastien Morlighem, Jacques Aboucaya, Epictète, Albert Paraz, Guy Darol (mais oui !), Lucien Suel. Tout était dit des élans et de l'épanchement vital qui caractérisaient ce revuiste-poète-épistolier-flâneur-bibliothécaire-éditeur-pacifico-libertaire. Tout était semencé et de l'herbe a poussé, des oisillons sont devenus fleurs, les brins sont à présent grandets. Seulement, le manque est le manque et Champendal n'est pas fumée, tout comme Michel Duprey. Leurs battements de cœur se confondent aux miens.
Je ne sais si le livre existe toujours mais il fut publié naguère par Lucien Suel à l'enseigne Station Underground d'Emerveillement Littéraire. Programme que nous ne cessons de revendiquer.
CONTACTER
A GUY DAROL, EN SOUVENIR DU FUTUR
Michel Champendal
EDITIONS S.U.E.L.
102 rue de Guarbecque
62330 Berguette
ISBN 2-909834-16-6
Subject to Change opère un virage dans l’œuvre du clarinettiste-basse Denis Colin. Entouré d’une dizaine de musiciens de la scène parisienne, il invite sur ce nouveau projet le saxophoniste New-Yorkais Tony Malaby.
> le 23 octobre au Café de la Danse
(grande formation avec Tony Malaby) - À partir de 15,70€
> le 21 octobre au Sunside
(formation réduite avec Philippe Sellam) - À partir de 22€
Dans le cadre du Carefusion Jazz Festival Paris
Marcel Roger photographié par Guillaume Weil
Une foule allait et venait ce samedi 3 octobre 2009, dans le 11e arrondissement de la Capitale, chargé d'histoire. Public nombreux, déambulant, venu à L'automne du Génie comme si un événement allait se passer, allait surgir. L'hésitante foule, chercheuse de spectacles annoncés ou de chroniques de décapitations sanglantes, se promenait dans les allées des jardins d'un Paris mythique, allait flâneuse au devant des surprises : ci et là, œuvres de plasticiens et de rêveurs. Il est vrai que le public habituel est en partie fait de parents accompagnant leurs enfants dans les squares et jardins, comme dans des jours ordinaires, mais ce samedi était bien particulier, square de la Roquette. Devant la très belle fontaine aux jets d'eau scintillants et qui jaillissait d'éclats de soleil et de pièces musicales du XXIe siècle, glissant entre les doigts. Ce public, lui-même poète, et ses enfants rêveurs, faisait face à des personnages aux visages de lune, les yeux dans les étoiles et se retrouvant acteurs par surprise sur une scène naturelle, improvisée, semée de jouets, d'ours en peluche et de cuillerées de confiture de mirabelle offertes uniquement aux femmes et aux enfants par l'artiste Hernani Cor, saltimbanque, bonimenteur et nourricier d'une ribambelle de bambins tournant en ronde permanente autour de l'artiste généreux portant au poignet des ballons gonflables aux formes de grains de raisins murs récemment vendangés, comme si le poète Hernani était le Messie. Une belle manière de rendre hommage aux Mères Courageuses, qu'ici même, avaient dû affronter la "veuve", la "mirabelle", au tranchant terrible de la décapitation. Les arbres, habillés de poésie d'artistes et de « roquette » , pour la circonstance, par la poétesse Christiane Blanc, rayonnaient et bruissaient, se souvenant aussi des cris et des pleurs des familles des victimes, dignes et courageux, et que l'artiste sculpteur en un tour de magie avait recueilli, pour le souvenir ; cette petite plante Erica sativa avait poussé, ici même, bien avant que la prison fut prison. Il faut du temps, des semaines, sinon des mois de patience pour revoir sous ses yeux refleurir cette petite espèce, aujourd'hui presque disparue, en ces lieux d'enfermement et de tragédie qui marqua à jamais les hommes, les femmes et la famille du peuple de France, qui, horreur, subirent le châtiment capital.
Marcel Roger photographié par Gérard Lavalette
Puis, trois secondes suffirent, et vint l'instant attendu, inattendu. Le public attendait sans attendre. Il y eu l'effet surprise, rien que ça. Un homme sans tête arriva tout bonnement, un poste-radio à hauteur d'oreilles qu'ils n'avaient pas, la radio diffusant des airs sans air ; et des mots rauques s'échappaient du corps bien vivant de ce personnage qui semblait vouloir dire des mots du rêve, des mots uniques, jamais entendu, jamais prononcés auparavant depuis l'histoire des hommes : rêver, rêver, retrouver toute sa tête, retrouver ses esprits, rêver, rêver, libre, être libre. Les enfants en admiration, n'étaient pas effrayés, loin de là. Trottinant, ils semblaient en communion avec cet homme étrange, humain, mais dont l'histoire n'avait pas fait de cadeau en lui déposant sa tête. Terrible, le supplice subit, mais le regard enfantin de ces petits hommes et petites femmes semblaient normal, rien qui puisse les choquer, rien d'épouvantable, d'extraordinaire, tout était normal. Voir un homme sans tête n'était pas tragédie, c'était plutôt cirque et fantaisie, amusement et théâtre des choses naturelles de la vie ; tout simplement, un des leurs était là, presque normal, sans tête mais sans sang, sans blessures visibles. Et puis, fait extraordinaire, l'homme sans tête se mit à danser, danser, danser sur une musique douce de brise montante dans les cieux : dans cette dance il fut sublime, aérien, virevoltant et naturel. Tel un flocon de neige, il rejoignait les étoiles ; là, ce n'était pas une danse de mort, mais la danse de l'espérance, la voltige insensée qui fait que les disparus reviennent au-devant de la scène en héros, tranquille et sage sans être résignés, merveilleux et vivant, tragique et sublime. Personne ne redoutait les cris, ni ne se satisfaisait des oh ! d'exclamation et d'admiration. Tous savaient qu'un moment précieux s'inscrivait dans les annales, laissant trace à des souvenirs d'un autre siècle, et faisant se rapprocher les hommes et les femmes, leur offrant rêve et beauté, magie sans tragédie. Le spectacle ne durant pas longtemps, suffisamment pour l'histoire, assez pour ces enfants, futurs hommes, qui se rappelleront du poème magnifié, du personnage élégant près des étoiles, accompagné, mot par mot, par le chevalier des poètes, Marcel Roger, revenu un court instant auprès de l'homme sans tête, pour la fête, pour l'offrande.
L'après-midi, ne s'arrêtait pas là, la fête se poursuivit dans d'autres lieux, d'autres jardins, dans les ateliers d'artistes, ou dans des chambres, là où chacun de nous se retrouve dans l'euphorie de l'intimité où il se donne corps et âme, majestueux, généreux, artiste née avec des trésors uniques et porteurs d'élégance et de génie. « La vie entière de l'âme humaine est mouvement dans la pénombre. Nous vivons dans le clair-obscur de la conscience », écrivit Fernando Pessoa.
LIEUX DE MEMOIRE
Il fait nuit et nous voici donc de nouveau retrouvé, ensemble, chez le poète Marcel Roger, à quelques longs pas du cœur de l'arrondissement et pas très éloigné d'une certaine rue des Boulets, par où les esclaves étaient trainés douloureusement, portant aux chevilles le poids de la capture pour y être enfermés à La Roquette. A priori, l'appartement de Marcel est un appartement semblable à tant d'autres. Je le connais depuis que Marcel m'y a invité il y a fort longtemps, un jour de lune pleine et, où je reviens seulement sur invitation. Ici, pas de hasard, murs et parterre resplendissent de poésie, là, entre les lames de parquets, poussent les tilleuls de son enfance, là, grimpent les idées des premiers et derniers réveils du poète enfouis dans le puits de sa mémoire. Là, les tournesols vivent et ne meurent jamais ; seulement récupèrent les moments de souffle, le temps de boire le silence du poète. On s'assoit sur un tabouret ou, sur le lit d'où on ne peut tomber de bien haut. Alors, tout près du plancher, vous découvrez les exploits contenus dans chacune des pages des spécimens précieux fabriqués par les doigts de Marcel Roger. Par affinité avec l'œuvre du cinéaste Andreï Tarkovski (L'Enfance d'Ivan, Andreï Roublev, Solaris, le Miroir, Stalker, Nostalghia, le Sacrifice), Marcel Roger a choisi de présenter des photos dans les deux pièces de son appartement et dans les couloirs souterrains et caves de l'immeuble. Des prises de vue datant de juillet 1988, dans les entrepôts de Bercy, ont déclenché le souvenir de « Stalker » et le désir de capter, à Bercy et ailleurs, des images qui évoquent cet univers. En octobre 1989, une première utilisation de sa cave lui a permis de présenter sept photos des entrepôts. De là est née l'idée de tout un parcours souterrain.
Marcel Roger
« Les ombres qui m'animent me font préférer les images réfléchies. Je m'efforce de ne voir, du monde, que ce qui me plaît. J'adapte la réalité à mon état d'esprit. Cette création, dit-il, m'a conduit à la source de la photographie : l'écriture avec la lumière. Avec des lampes de poche, je découvre les caves de mon immeuble. Avec des bougies, des lanternes, j'éclaire des intérieurs, des objets, des visages. Moi aussi, j'essaie de montrer ce que je cache : la lumière creuse son chemin intérieur... traces d'hier, espoir projeté... Le désir pose le plaisir, minutes d'éternité, désenvoûte la mort... (Sara Lemasle). C'est comme un devoir : je dois toujours « creuser le même sillon ». Je reviens sur mes photos, rentre en elle, les transforme, les rephotographie. J'aimerais tant que l'image accouche de sa matière originelle ! La cave, le grenier, sont des lieux magiques qui font ressurgir des souvenirs d'enfance (découvertes, peurs, mystères...). Mes images reviennent dans différences versions : sur les murs, les portes, les cloisons, délaissées en quelques endroits. Elles prennent place dans un album. Les photos de famille, sorties de l'album, retrouvent un cadre. Certaines photos cherchent à remplacer les tableaux, devenir icônes. L'appartement, par son décor intérieur, l'agencement des objets, évoque le passé d'une part de nous-mêmes, restitué par Tarkovski. Des photos ont été prises dans les caves et leurs couloirs. Les spectateurs essaieront de les retrouver au cours de leur voyage sous terre. Les éléments, la matière imprègnent les photos comme la réalité délabrée de ces caves où des faisceaux lumineux créent un autre espace. Je souhaite que mes photos soient des miroirs qui renvoient à chaque spectateur un coin de sa mémoire ; qu'elles renvoient aussi à Tarkovski et à ses films. Le souvenir, la catastrophe sont les thèmes éthiques de ses œuvres. La réflexion qu'elles suscitent, les émotions qu'elles procurent demeurent, en dépit de l'éphémère des événements, des lieux, des êtres... » Bienvenu Merino
L'éditeur Samuel Tastet réédite Le mur de Gainsbourg du photographe Samuel Veis, un ensemble de cinquante-cinq clichés réalisés aux aurores les 10, 18 et 28 février 1992, soit un peu moins d'un an après le décès de Serge Gainsbourg. Ces photographies révélant « l'audace d'un incontrôlable espace de liberté » saisissent l'expression des gestes et volées passionnelles d'une époque. Plusieurs fois menacé d'effacement, le mur de la rue de Verneuil est bien, en effet, un espace mouvant, un palimpseste réalisant l'évolution des tracés, suivant ainsi l'accélération des techniques. Il est donc émouvant de retrouver l'état du mur, depuis recouvert d'autres signes, d'autres élans, d'autres manières. Confrontés à la fuite du temps, nous regardons le mur dans un rétroviseur, celui que nous tend Samuel Veis. Ces images agissent sur nous comme ces foyers de nostalgie qu'attisent Willy Ronis, Robert Doisneau, René-Jacques ou Henri Guérard. Livre de mémoire rehaussé d'impressions écrites par Samuel Veis, comme les points d'acupuncture d'une topographie. Guy Darol
LE MUR DE GAINSBOURG
Samuel Veis
EST - Samuel Tastet Editeur, 2009
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Citée par le grand historien de Paris qu'était Louis Chevalier (il y vécut), décrite par Jacques Hillairet dans son Évocation de Paris en trois volumes, la rue du Pressoir n'apparaît que rarement dans les pages de la Littérature. Clément Lépidis ne l'oublia pas et nous ne l'avons trouvé (pour le moment) sous aucune autre plume. Comme si on en faisait le tour. Serait-elle un hameau perdu de Belleville ? Un obscur chemin vigneron ? Avec Eugène Dabit, populaire auteur de Petit Louis, d'Hôtel du Nord, nous n'en sommes jamais loin. Mais c'est surtout dans Faubourgs de Paris que son odeur transpire. Là, le romancier fraie des voies, ouvre des portes et nous marchons dans son sillage parmi les souvenirs de ce que fut la rue du Pressoir et ses environs avant démolition. On y retrouve le cinéma Cocorico, les cafés Le Point du Jour, La Vielleuse « où s'alignent dix billards qu'entourent dès six heures les joueurs en bras de chemise. » Voici La Bellevilloise, Les Folies-Belleville, le ciné Floréal. « Fracas des autobus, rumeurs ; enseignes, réclames étincelantes (...) Les trottoirs ne sont pas assez larges, on marche sur la chaussée. » La rue de Belleville et sa ruée nous sont décrites dans un luxe d'images et de sons. On croirait une fenêtre ouverte tant la vie est palpable. « A Belleville, on trouve peu de fonctionnaires, peu d'employés. Dès qu'ils peuvent, singeant leurs chefs, ils vont s'installer à l'ouest de Paris. » Eugène Dabit poursuit de sa lumière ouvriers, apprentis, manœuvres. « C'est ici qu'on naît, vit et meurt ; qu'on travaille et qu'on aime, sur sa terre natale. » Pour Dabit, Belleville n'a de racines que parisiennes. Avec lui, la couleur des rues est celle de la suie mais tous les visages resplendissent. Pour peu, on se croirait ailleurs, dans quelque cambrousse. Du reste l'herbe y pousse. La végétation se rebelle contre le macadam. Guy Darol
LIRE
EUGÈNE DABIT
FAUBOURGS DE PARIS
GALLIMARD, Collection L'Imaginaire
CONSULTER
SQUARE DE LA ROQUETTE
TROIS ARTISTES INSURGES INTERVIENNENT
CHRISTIANE BLANC, Roquette et mirabelles
HERNANI COR, De la Roquette à la confiture de mirabelles
BIENVENU MERINO, Il y a comme une espèce de bruit à la Roquette
GENIE DE LA BASTILLE
Exposition/ Performances
143 rue de la Roquette
Face à la rue de la Crois-Faubin
Samedi 3octobre 16h
ROQUETTE ET MIRABELLES
Sculptures de Christiane Blanc
Rochette : dite roquette, petite fleur (Érica Sativa), qui donna ce sobriquet à ce lieu dit, Roquette.
Mirabelle était l'un des noms donnés à la guillotine, pendant la révolution française.
Rochette, dite roquette, cette petite fleur poussait sur les terrains du couvent des Hospitalières, couvent établit de 1690 à 1789, fermé à la révolution. Le couvent avait son jardin et ses terres étaient cultivées. Il y avait des vignes et des arbres fruitiers, comme des orangers. Le cimetière du couvent se trouvait à l'angle de la rue de la Roquette et de la rue Léon Frot, aujourd'hui occupé par le collège Alain Fournier. Le couvent sera supprimé à la révolution et occupé par une filature sous l'empire. C'est à cet endroit où fut construite la prison de la « Petite Roquette ». Les prisons de la « Petite Roquette » (qui devint une prison pour femmes en 1932) et de la « Grande Roquette » ouvertes en 1830 et 1836, fermées en 1974 et 1899, se trouvaient à l'emplacement actuel du Square de la Roquette et du pâté de maisons, de part et d'autre du square. Soixante dix condamnés furent guillotinés à l'angle de la rue de la Roquette et de la rue de la Croix-Faubin. Les cinq dalles servant à l'origine de supports au montant de l'échafaud qui supportaient la guillotine sont encore visibles à cet endroit, à l'emplacement des stationnements de voitures.
Robert Badinter, Ministre de la Justice en 1981, fit un discours, à l'Assemblée Nationale, dans son combat contre la peine de mort, se tenant debout, grand, et d'une voix décisive, tranchante et puissante, cria : « Coupés en deux », telle fut son expression pour désigner les suppliciés que l'état envoyait à la guillotine.
Il obtient l'abolition le 30 septembre 1981.
La prison est une excroissance de la société. Elle n'est qu'une reproduction, en plus criard, de l'ordre qui produit des délinquants. C'est un concentré exacerbé de la société, avec toutes ses tares : hiérarchie, arbitraire, rapports de force, délation, lâcheté. Censée réformer ceux qui ont remis en cause l'ordre dominant de la société, elle n'est qu'un purgatoire.
Combien de voix généreuses ne se sont-elles pas élevées parmi les gens de bonne volonté pour réclamer une humanisation des conditions morales et physiques de détention ! La destruction de l'identité d'un individu soumis à la privation sensorielle se manifeste par des effets conjoints tels que la désorientation progressive, des tendances hallucinatoires et des désordres des fonctions végétatives (augmentation de la faim, de la soif, du besoin de sommeil, du besoin d'uriner). La privation sensorielle est le stade ultime de l'isolement et utilisée parallèlement au « lavage de cerveau ». Combinaison de divers moyens de tortures spécifiques : privation de sommeil, lumière aveuglante, bourdonnements incessants, port d'une cagoule, station debout, la méthode cause un état de stress conduisant rapidement à une désintégration de la personnalité souvent irréversible.
Si des artistes, sculpteurs, peintres, écrivains, aujourd'hui interviennent Square de la Roquette, là, dans ces jardins, où il n'y a pas si longtemps s'exerçait le droit de mort et l'exécution d'hommes et de femmes, c'est pour rappeler à ceux qui ne savent pas ou qui aurait peut-être oublié que la peine de mort existait en France jusqu'en 1981. Aussi, faire entendre notre désir que lutter contre des conditions de détention inhumaine ou bestiale est un droit de citoyen pour qu'à l'avenir, des hommes, des femmes et des enfants ne souffrent plus de la maltraitance qui leur est infligée, où certains des détenus et détenues sont moins bien traités que des fauves, car la prison , sous sa forme actuelle, n'a qu'un but : détruire celui qui a le malheur d'en franchir les portes . Bienvenu Merino
In situ
L’objectif est de créer une proximité et un dialogue avec le public par la médiation artistique, soutenir le développement de la vie culturelle dans les quartiers, modifier la perception de la ville au quotidien, surprendre, interroger, solliciter l’imaginaire. Ainsi, 70 artistes - plasticiens pour des installations In situ vont modifier la perception du paysage urbain habituel.
Grâce aux installations, aux performances, aux animations, nous attirons l’attention des habitants sur la place essentielle du jardin dans notre vie quotidienne. Le jardin, paysage urbain, sensibilise un large public à la création artistique.
Depuis la Révolution, les jardins à Paris sont devenus des lieux accessibles et de sociabilité. Dans le XI°, l’aménagement de jardins publics à la place de la prison de la Roquette et des abattoirs, ou à la place d’anciens locaux industriels vétustes, illustre cette volonté.
Les jardins à découvrir
Square de la Roquette (143, rue de la Roquette),
Square des Jardiniers (2 passage Guénot),
Square Colbert (159 rue de Charonne),
Square Folie Titon (28 rue Chanzy),
Square Louis Majorelle (28 rue de la Forge Royale
Square Raoul Nordling (30, rue de la Forge Royale)
Square Colbert:
Gabor Breznay
Yannick Charron
Barbara Debard
Gabriela Golin
Jean-Jacques Lapoirie
Danielle Loisel
Tracy mead
Brigitte Valin/ Guillaume Ponsin,
Veronic
Square Nordling :
Seo Guilheon
Performances :
Marie Joseph Segretain
Square Majorelle :
Françoise Anger
François Fernandez
Hori Hiroko
Jisseo
Anaïs Lelievre
Stephane Ruault
Adrien van Nieuwenhuizen
Yacaluna
Square des jardiniers :
Ora Adler
Ute Best
François Cossen
Claudio di Palma
Gab
Patrick Lipski
Karine M
Tatiana Stolpovic
Jean-Louis Vincendeau
Square de la Roquette :
Al.Baiti
Marie Barbé
Annie Barel
Christiane Blanc
Monique Bouquerel /Laurent Grévy
Jean Chazy
Corine Sylvia Congiu
Maîka Devireux/Laurence Le Moyec
Dominique Gayman
Charlotte Herben
Seong-Ha Kim
Heidi Scheffler
So
Lorna Taylor
Marie-France Vassel
Eric Vermeil
Erick Vilquin
Performances :
Anne Gâteau
Bienvenu Merino
Hernani Cor
Square de la Folie-Titon :
Galit Allouche
Pierre Millotte
Georges Nadra
Denis Pa norias
Sotte au-Kane
Strojna
Astrid Vespieren /Anne Durand
Laurence Vincent / Raphaël Monchablon
Tohu-Bohu OF /Tinga
Performances:
Carol Fonteneau
Gilles Charrot
PARIS
GENIE DE LA BASTILLE
25 ANS DE CREATION CONTEMPORAINE
INVITES 2009 : ARTITES DE BERLIN
Expositions/performances
25 septembre/ 4 octobre 2009
Lieux d'expositions /installations d'œuvres
Mairie du 11e
Espace Kiron
Six Jardins et Squares du 11e arrondissement
Contact presse : Cathy Bion
CONSULTER
INSURRECTION POÉTIQUE !
La poésie est une arme chargée de futur … et elle ne tire pas des balles à blanc ! Pour vous en convaincre, rendez-vous à la Cantada, le mardi 29 septembre à 20h. Pour la modique PAF de 3 euros, offrez vous une performance poétique inoubliable. Interprétation viscérale, métaphores incisives et propos percutants, le Poétique Gladiateur se livre à vous dans l'arène. Pascal Perrot, l'enfant illégitime d'Artaud, de Tex Avery et des situationnistes, offre une poésie pamphlétaire, ancrée dans notre temps, exigeante ET populaire. Attention : ce spectacle peut nuire gravement à la bienséance et au confort intellectuel …
Mardi 29 septembre à 20h : Insurrection poétique ! de et par Pascal Perrot.
La Cantada, 13 rue Moret, 75011 Paris. M° : Couronnes ou Ménilmontant. PAF : 3 EUROS
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http://myspace.com/poeticgladiator